La vie possède un secret, celui d'un constant étonnement. (G. K. Chesterton)

 
Logo de Nadia Viguier - Artiste Peintre

 

« On ne voit qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible

pour les yeux »

Je cite Saint-Exupéry, parce que je pense la même chose, en particulier en ce qui concerne la peinture.

Initiallement autodidacte, j’ai commencé à l’adolescence avec les portraits des actrices que j’aimais : Gina Lollobrigida, Sophia Loren, Marylin Monroe, Audrey Hepburn ... La vie elle-même était mon Académie des Arts. Je vis entre Prague et Paris, où j’ai fréquenté plusieurs ateliers.La nature est ma principale source d'inspiration.

J’admire : Leonardo da Vinci, Michel Ange Buonarroti, Vélazquez, Rembrandt, Elisabeth Vigée Le Brun, Turner, Courbet, Eugène Boudin, Lhermitte.
Et ceux, de l’époque de l’impressionnisme : Manet, Monet, Degas, Renoir, Bazille, Caillebotte, Cézanne, Van Gogh, Sisley, Pissarro, sans oublier Berthe Morisot et Mary Cassat.
Le clair-obscur des toiles d‘Eugène Carrière m’intrigue.

Dans mes tableaux, j’exprime ce que je ne sais pas dire avec les mots.

Nadia Viguier et le mystère .

Certaines œuvres de Nadia Viguier donnent naissance à ce qui permet d'accéder non à son secret le plus intime mais au secret le plus intime. C'est vers quoi sans le savoir l’artiste va. Il y a là dedans (et en dépit de l'idée de maternité) quelque chose de l'ordre de la « carmélite » puisque la solitude  appelle à une communion violente.

L’artiste - par abstraction soudaine du réel - cherche une forme à la forme par tout ce qu’elle fait jaillir même si cela peut paraître étrange puisque rien chez elle n'est de l'ordre de la simple monstration d'évidence. Surgit une forme de  jouissance de l'ordre d'une spiritualité païenne. Une marée immense ou un geyser jaillit de la terre. Cela tient de l’incendie (par les couleurs) et du tellurique. Celui-ci ne se contente plus du royaume des ombres.

L’artiste remonte des courants, parfois des escaliers dont on ignore où ils mènent. Comment venir à bout de ce déferlement ou cette ascension ? D’une certaine manière la créatrice nous dégage du sol. Nous glissons dans de telles images, nous en devenons les complices « innocents » (ou non).

Restent des traces, des friches. La lune ou un soleil  nous  reconduit loin de l'assoupissement. La lumière ouvre sur l'inexprimable littérairement parlant. Un souffle puissant travers l’espace.  Jean-Paul Gavard-Perret.

LE SALON LITTERAIRE (2015)  Nadia Viguier et les faisceaux de couleurs

Il existe dans les paysages de Nadia Viguier des jaillissements. En particulier chez ceux qui sortent - en apparence - du réel. La nature échappe à la nature  par la puissance des couleurs. Celle-ci ne va pas sans un certain éros plus sous-jacent qu"'exposé" - ce qui est beaucoup plus subtil et profond. Même lorsque le paysage se fait plus proche du réel il existe encore bien des passages secrets. Si bien qu'on peut se demander s'ils ne représenteraient pas une sorte de limbes de l’être en prise à ses fantasmes une fois qu’il a osé basculer derrière le miroir.

Nadia Viguier ne cherche aucune dramatisation, elle montre une symphonie de couleurs où l'espace - qu'il soit ouvert ou fermé - devient presque onirique. Dans les toiles dont il est question ici tout  joue  sous formes d’épures où à la rigidité horizontale de mêlent des bouquets de verticales et d'obliques. L’espace créé devient une sorte de « borderland ». Il échappe à toute localisation précise et donne une sorte d’éternité à cet éphémère soudain figé. L’humain - même s'il n'est pas présent - est appelé à l’horizon de tels paysages.

Surgissent des  phénomènes parfois connus, parfois inédits, des sensations mystérieuses. L'artiste ose un vertige par la métamorphose du réel en une scénographique  ouverte sur un inconnu qui parle à l'inconscient. Ce sont des espaces limites aux indices interstitiels. C’est pourquoi en sortant parfois des moyens indiciels de la peinture, l’artiste ouvre à la complexité qui marque le seuil de l'intime et de ses sédimentations en rapport avec l’espace qui l’entoure. Dans une telle dérive la réversibilité du regard progresse par  diaphragmes de transgression. Jean-Paul Gavard-Perret_____________

-"We only see with the heart, the essential is invisible to the eyes»

I quoite Antoine de Saint-Exupery, because I think the same thing with regard to painting.
Initially self-tought, I started as a teenager with portraits of actresses  I loved : Gina Lollobridida, Sopia Loren, Marylin Monroe, Audrey Hepburn ... Life itself was my Academy of Arts. I live between Prague and Paris where I attended several workshops.Nature is my main source of inspiration.

I admire Leonardo da Vinci, Michel Ange Buonarroti, Vélazquez, Rembrandt, Elisabeth Vigée Le Brun, Turner, Courbet, Eugène Boudin, Lhermitte.
And those from the era of impressionism: Manet, Monet, Degas, Renoir, Bazille, Caillebotte, Cézanne, Van Gogh, Sisley, Pissarro, Berthe Morisot
and Mary Cassat. The chiaroscuro of Eugène Carriere’s painting intrigue me.

In my paintings, I express what I do not know how to say with words.


                     Nadia Viguier and mystery.                                    

Some works of Nadia Viguier give birth to allowing access not at her most intimate secret but the most intimate secret. It is to what the artist unkowinglly will. There is (and despite the idea of maternity) something about the "Carmelite" because loneliness calls for violent communion.

The Artist - by sudden abstraction of reality - looking for a form to the shape of everything she brings out even thought it may seem strange since nothing in her is of the order of the simple demonstration of evidence. Emerges a form of enjoyment of the order of a pagan spirituality. A huge tide or a geyser springs from the earth. This is due to the fire  (for color) and the telluric. This is no longer satisfied the kingdom of shadows.

The artist goes currents, sometimes stairs of unknown where they lead. How to overcome this wave or this ascent? Somehow the artist releases us from the ground. We slip into such images, we become accomplices "innocent" (or not).

Remain traces, wastelands. The moon or the sun takes us away from the slumber. Light opens the literary sense inexpressible. A powerful blast through space. Jean-Paul Gavard-Perret.

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THE LITERARY SHOW (2015) Nadia Viguier and the bundles of colors.

There are spurts in Nadia Viguier's landscapes. Especially among those who come out - in appearance - from the real. Nature escapes nature by the power of colors. This one doesn't go without some more underlying eros than "exposed" - which is much more subtle and profound. Event when the landscape is closer to the real, there are still many secret passages. So much so that one might wonder if they would not represent a kind of limbo of being in touch with his fantasies once he dared to swing behind the mirror. 

Nadia Viguier doesn't seek any dramatization, she shows a symphony of colors where space - whether open or closed - becomes almost dreamlike. In the canvases in question here everything plays in the form of sketches in which the horizontal rigidity mixes bouquets of vertical and oblique. The created space becomes a kind of "borderland". It escapes any precise location and gives a kind of eternity to this ephemeral suddenly frozen. The human being - even if he is not present - is called to the horizon of such landscapes.


Emerging phenomena sometimes known, sometimes unpublished, mysterious sensations. The artist dares a vertigo by the metamorphosis of the real into a scenographic open to a stranger who speaks to the unconscious. These are limit spaces to the interstitial indices. This is why, sometimes by leaving index means of painting, the artist opens to the complexity that marks the threshold of intimacy and its sedimentations in relation to the space that surrounds it. In such a drift the reversibility of the gaze progresses by diaphragms of transgression. Jean-Paul Gavard-Perret